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mardi 20 décembre 2016

Vers un renforcement des équipements de sécurité de série

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Dans son rapport relatif à la sécurité des véhicules, la Commission européenne dresse le bilan de l’impact sur la sécurité routière des équipements de sécurité obligatoires ainsi que la liste de ceux qui pourraient être obligatoirement proposés de série dans les prochaines années.

Depuis 2009, les accidents de transport ne constituent plus la principale cause de décès dans l’Union européenne grâce à une diminution significative au cours des treize dernières années. Le nombre de personnes ayant perdu la vie sur les routes européennes a ainsi reculé de 53 % passant de 54 300 en 2001 à 25 900 en 2014. Ce qui fait de l’Europe la zone la plus sûre au monde dans le domaine de la sécurité des véhicules.

Un recul que la Commission européenne lie directement aux progrès technologiques réalisés sur les véhicules, de mieux en mieux équipés. « Des exemples illustrent clairement l’efficacité de certaines exigences en matière de sécurité déjà imposées dans l’Union telles que les dispositions relatives à la sécurité des VP en cas de collision frontale ou latérale, ou la protection des piétons, progressivement réduite au cours des quinze dernières années  », détaille la Commission européenne. L’institution européenne cite l’exemple des systèmes avancés de freinage d’urgence et de systèmes de détection de dérive de la trajectoire sur les poids lourds et les autobus qui, selon les estimations, a contribué à réduire le nombre de décès sur la route de 5 000 par an.

95 % des accidents provoqués par une erreur humaine

Reste que le coût des décès et des blessures provoqués par les accidents de la route est estimé à 100 milliards d’euros minimum par an. En moyenne, les accidents mortels se produisent majoritairement (55 %) sur des voies non urbaines tandis que 38 % ont lieu en zones urbaines et 7 % sur les autoroutes. Les piétons et les cyclistes représentent 30 % des personnes tuées dans les transports en général, mais près de 43 % des tués en zones urbaines. 95 % des accidents de la route impliquent à un degré plus ou moins important l’erreur humaine, 75 % sont exclusivement dus à une erreur humaine. Trois facteurs principaux sont à l’origine de ces accidents : la vitesse excessive, d’une part, la distraction, et enfin la conduite en état d’ivresse. Des conclusions qui permettent à la Commission européenne de fixer ses nouvelles préconisations en matière de sécurité des véhicules dans un contexte où les chiffres relatifs aux accidents mortels semblent stagner depuis 2013 et même augmenter dans certains pays membres.

Le freinage automatique d’urgence et l’adaptateur intelligent de la vitesse bientôt obligatoires ?

Quatre grands domaines d’action ont ainsi été relevés et traduits en 19 mesures spécifiques destinées à renforcer la sécurité des véhicules. Des mesures « viables et rentables » selon l’évaluation d’un rapport coût/bénéfice mais qui doivent cependant encore faire l’objet de nouvelles études puis de nouvelles discussions avec les parties prenantes et d’une nouvelle analyse par la Commission européenne. Le premier grand domaine d’action concerne les mesures de sécurité active, celles qui permettent de prévenir un accident. L’organisation européenne milite en faveur de l’introduction de bon nombre d’équipements majoritairement proposés actuellement en option sur les modèles cœur de gamme. À l’instar du freinage automatique d’urgence, de l’adaptation intelligente de la vitesse, de l’aide au maintien de la trajectoire et du contrôle de la somnolence et de la distraction du conducteur.

Deuxième volet, celui des mesures de sécurité passive qui atténuent les accidents. La Commission européenne propose ainsi l’instauration de nouvelles exigences ou le renforcement de mesures existantes concernant l’affichage du freinage d’urgence (les trois feux de stop ainsi que les deux feux stop clignotants), le signal de rappel du port des ceintures de sécurité, les essais de collision frontale, latérale et arrière, la normalisation de l’interface de dispositif d’anti-démarreur éthylométrique. Ont également été mis en lumière la problématique de l’enregistrement des données en cas de collision ainsi que le contrôle de la pression des pneus.

Diminuer de moitié le nombre de morts

La Commission européenne a également statué sur un certain nombre de mesures relatives aux poids lourds et les bus en prônant pour l’amélioration de la conception de l’avant des véhicules et de la vision directe, de la protection arrière anti-encastrement des poids lourds et des remorques, de la protection latérale et de la protection contre les incendies pour les bus. Enfin dernier volet, celui lié à la sécurité des piétons et des cyclistes : avec comme piste, l’introduction de dispositifs de détection des piétons et des cyclistes, en liaison avec les systèmes automatiques de freinage d’urgence et de détection arrière des personnes situées derrière le véhicule. Une réflexion a également été engagée sur les solutions de protection de la tête en cas de choc sur les montants du pare-brise et sur le pare-brise.

Grâce à ces équipements, l’Europe compte bien atteindre son objectif stratégique visant à réduire de moitié le nombre de décès sur la route, c’est-à-dire de passer d’environ 31 000 décès en 2010 à 15 000 en 2020.

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