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mardi 17 novembre 2015

Véhicule autonome : quelles incidences sur l’industrie automobile ?

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Dans son étude « Roadmap towards autonomous driving », le cabinet de conseil en stratégie A.T. Kearney a évalué l’impact des véhicules autonomes sur l’industrie automobile aussi bien sur le plan économique que stratégique.

Si la généralisation du véhicule autonome, dans son sens le plus poussé, reste encore lointaine, il est toutefois possible d’estimer quel impact aura cette technologie sur l’industrie automobile à moyen terme. Ainsi, A.T Kearney a distingué quatre principales étapes dans le développement du véhicule autonome : première d’entre elles, la conduite fortement automatisée à l’horizon 2020, un marché qui représenterait 47 milliards d’euros dont 14 milliards de logiciels et applications mobiles, 12 milliards de télématique, de connectivité et de gestion du trafic et 21 milliards d’équipements de sécurité et d’assistance active à la conduite.

Deuxième étape, celle de la conduite entièrement automatisée sous condition, opérationnelle à partir de 2025. Ce marché représenterait un potentiel de 77 milliards d’euros dont 24 milliards de logiciels et applications mobiles, 26 milliards de télématique, de connectivité et de gestion du trafic et 27 milliards d’équipements de sécurité et d’assistance active à la conduite.

515 milliards d’euros à l’horizon 2035

En troisième étape, la conduite autonome, permise à partir de 2030, avec à la clé, un potentiel économique de 260 milliards d’euros dont 35 milliards de logiciels et applications mobiles, 44 milliards de télématique, de connectivité et de gestion du trafic, 95 milliards d’équipements de sécurité et d’assistance active à la conduite et enfin, 87 milliards de véhicules totalement autonomes.

Enfin, étape ultime, celle de la conduite autonome avec des infrastructures routière intégrées, réalisable à l’horizon 2035. Ce marché pèserait 515 milliards d’euros décomposés comme il suit : 39 milliards de logiciels et applications mobiles, 62 milliards de télématique, de connectivité et de gestion du trafic, 174 milliards d’équipements de sécurité et d’assistance active à la conduite et enfin, 240 milliards de véhicules totalement autonomes.

Des nouveaux acteurs sur le marché

La décomposition du potentiel économique qu’apporteront ces véhicules autonomes montre bien que les constructeurs auront à partager le gâteau : dans ce marché, estimé à plus de 500 milliards d’euros en 3035, l’achat de véhicules autonomes ne comptera donc que pour la moitié, l‘autre étant composée d’applications et de services ainsi que de systèmes de sécurité active associés. Avec à la clé, la cohabitation avec des concurrents porteurs d’une culture, d’une vision et d’un business model parfois différent : en concentrant toute leur attention sur le conducteur, sa sécurité et son confort, ces nouveaux entrants issus du monde technologie se donnent pour ambition de transformer la conduite en commodité mais aussi de générer des revenus grâce au temps de conduite économisé pendant le trajet.

« Le véritable enjeu entre constructeurs et nouveaux entrant se situe là, analyse le cabinet. Dans une industrie à faible marge comme l’automobile, les constructeurs et équipementiers courent le risque de laisser les revenus à haute valeur ajoutée aux nouveaux entrants s’ils ne sont pas vigilants.  »

Gagner la confiance des conducteurs

Mais pour profiter de cette manne, les acteurs de l’industrie automobile quels qu’ils soient devront franchir bien des écueils : outre ceux relatifs à la réglementation et à la technologie, demeure la réticence des conducteurs. L’étude montre ainsi que l’acceptation par ces derniers de déléguer la responsabilité de la conduite à une intelligence artificielle sera une étape cruciale dans le développement du véhicule autonome. « Les constructeurs devront faire beaucoup de pédagogie pour expliquer les bénéfices apportés par la voiture autonome, expliquer à leurs distributeurs comment mettre en main les véhicules au moment de l’achat, former les conducteurs à la délégation de conduite et à la reprise en main de la voiture en mode manuel, rassurer les clients sur la sécurité en mode de conduite autonomes et sur la protection de leurs données », conclut le cabinet.

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