lundi 25 janvier 2010
Télévision : Nicolas Sarkozy critique Renault
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Onze Français ont pu interroger, lundi soir (25 janvier), sur TF1, le président de la République sur les problèmes auxquels ils sont confrontés au quotidien. Nicolas Sarkozy s’est notamment expliqué avec un ouvrier de Renault
Les délocalisations dans l’industrie automobile et surtout chez Renault restent un sujet sensible ! Dans « Paroles de Français », l’émission présentée par Jean-Pierre Pernaut, Nicolas Sarkozy a vivement débattu avec un ouvrier de la marque au losange, inquiet pour l’emploi dans son entreprise. « Je n’accepte pas la stratégie de Renault ces dix dernières années », a-t-il expliqué, arguant que deux tiers des effectifs du groupe PSA se trouvent en France contre un tiers seulement chez Renault alors même que l’État en est actionnaire à hauteur de 15 %. « Je ne l’accepte pas. Nous n’avons pas aidé Renault pour qu’il continue à délocaliser. Je n’accepte pas que des voitures vendues en France soient fabriquées à l’étranger », a-t-il déclaré.
Flins
« Les véhicules électriques de Renault seront fabriqués en France et les Clio IV vendues en France seront fabriquées à Flins », a-t-il (r)assuré. « Il ne s’agit pas seulement de sauver les salariés de Renault, mais aussi les sous-traitants. Or, j’ai découvert que les deux tiers des sous-traitants de Renault étaient étrangers ! J’ai demandé à ce qu’on inverse cette proportion. »
Taxe professionnelle
« J’ai supprimé la taxe professionnelle car elle n’existait qu’en France ! Ainsi, Smart a choisi de produire son modèle électrique en Lorraine. Nous ne pouvons pas taxer l’investissement ! »
Vilvorde, Jospin, Schweitzer
« Quand, en 1997, Renault a fermé l’usine de Vilvorde, le gouvernement de l’époque (Lionel Jospin) actionnaire à 40 % de Renault, a déclaré "on ne peut rien y faire" et il y a eu trois mois de grève. On peut me reprocher des choses, mais on ne peut pas dire que je ne fais rien. Je veux que la France reste une terre de production », a-t-il affirmé, dédouanant Carlos Ghosn en renvoyant la situation actuelle du groupe aux erreurs des directions passées. « Ce qui compte, c’est que Renault soit en vie. »

