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mercredi 30 septembre 2015

Stéphane Michel : « Nous allons ouvrir notre propre école de vente à La Rochelle »

par

Entretien avec le patron du groupe Michel fortement implanté dans la région Charente et Charente-Maritime avec les quatre marques françaises Citroën, Renault, Dacia et DS. Après le rachat de la succursale Renault d’Angoulême l’an passé, il compte poursuivre la formation de ses équipes et annonce l’ouverture d’une école de vente en novembre prochain.

Auto Infos : Quel est votre regard sur le marché automobile français ?

Stéphane Michel : Je ne vais rien dire d’original en rappelant que nous sommes sur un marché qui reprend des couleurs, mais c’est un marché mature où les perspectives d’évolution sont assez limitées pour l’instant.

A. I. : Quels sont vos chiffres clés pour 2014 et vos résultats pour ce premier semestre 2015 ?

S. M. : Dans les grandes lignes, nous sommes 600 collaborateurs pour 250 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014 pour des volumes de 7 500 VN, autant de VO et 190 000 heures en après-vente. En 2015, à fin juin, forcément ces chiffres progressent puisque nous avons l’affaire Renault d’Angoulême qui a rejoint le groupe. Nous avons ainsi dépassé les 150 millions d’euros, ce qui nous place dans une perspective des 300 millions d’euros pour la fin de l’année. Nous avons enregistré 5 000 VN vendus pour 4 000 VO sur cette même période, si bien que le seuil psychologique des 10 000 pourrait être atteint cette année. Cette progression est due au rachat car, à périmètre égal, notre activité est plutôt stable. L’année 2015 est tout de même positive même si nous ne sommes pas revenus aux belles années de 2009.

A. I. : Constatez-vous un boom de la LOA dans vos affaires ?

S. M. : La location à particuliers existe depuis très longtemps. Renault a été précurseur avec le crédit ballon. Jusqu’à aujourd’hui l’instinct de propriété du client l’emportait. Il y a une percée en raison d’un monde qui évolue tout simplement. La notion de buy-back est importante également puisque le client ne paye en fait que pour la partie du véhicule qu’il consomme. Les captives comme la Diac ou Credipar ont beaucoup travaillé en ce sens pour proposer des loyers intéressants. Sur les véhicules financés, nous sommes à l’équilibre par rapport au crédit classique.

A. I. : La maîtrise complète du coût d’un véhicule est-elle l’une des raisons de cette progression ?

S. M. : Cela dépend vraiment du profil du client. Effectivement, nos parts d’entretien sont passées de 10 % à plus de 25 % depuis l’année dernière. C’est l’occasion pour nous de fidéliser ce client par ce biais. La couverture des frais fixes par l’après-vente est encore très basse selon les affaires, entre 50 et 60 %. Il est un peu tôt pour mesurer l’impact de la LOA sur l’après-vente, il faut attendre les renouvellements.

A. I. : Quelle est l’actualité de votre groupe ?

S .M. : Fin 2014, nous avons fait l’acquisition de la succursale Renault à Angoulême. Globalement, tout se passe bien. Nous sommes bien ancrés dans les départements de la Charente et de la Charente-Maritime. Nous n’avons pas de dossiers en cours. Il est important de digérer ces acquisitions et l’ouverture du premier DS Store de France à Royan. Nous avons une politique sociale de formation de nos collaborateurs qui est permanente à travers la GPEC. Nous ouvrons d’ailleurs notre propre école de vente à La Rochelle en collaboration avec le GNFA et l’ANFA le 2 novembre prochain. Les élèves en CQP seront répartis sur l’ensemble de deux départements selon les besoins. Nous souhaitons ouvrir une classe de 12 à 14 élèves. Nous avons investi également dans la remise aux normes de l’ensemble de nos sites.

A. I. : La séparation entre Citroën et DS ne vous pose-t-elle pas de problème ?

S. M. : La question que l’on peut se poser repose sur l’évolution que l’on va donner à cette différenciation. Faudra-t-il un jour des concessions DS complètement indépendantes ? Dans le cas d’une marque comme Dacia, par exemple, le problème ne s’est jamais posé. Pour DS, marque premium, le problème est différent car ce n’est pas la même clientèle. Il faut s’adresser à elle avec un langage spécifique. Nous sommes dans un partenariat fort avec le constructeur sur ce type de projet. J’ai été le premier à ouvrir un DS Store, d’autres sont en cours d’inauguration. Nous y croyons car nous sommes attachés à cette marque.

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