Le mensuel du business automobile, vente et aprés-vente
Disponible sur App Store

Au sommaire de novembre 2017

Monde de l’auto : le salon de Lyon mise sur les distributeurs régionaux

  • Interview : Lionel French-Keogh, directeur général de Hyundai France
  • Portrait : Carla Gohin, directrice de la recherche, de l’innovation et des technologies avancées du groupe PSA
  • Dossier après-vente : Equip Auto se replace au centre du jeu
  • Coup de fil SAV  : Olivier Jean-Jacques Lafont, président-directeur général d’Alliance Automotive Group

Edito | Découvrir

S’abonner

lundi 30 octobre 2017

SUV T-Roc : le coup de jeune de Volkswagen

par

Et de trois : après le Touareg et le Tiguan, Volkswagen enrichit son offre de SUV avec son T-Roc, à mi-chemin entre le modèle compact et familial. Un SUV qui revendique à prix fort une personnalité affirmée.

Le groupe Volkswagen poursuit sa massive offensive sur le juteux segment des SUV avec, pour la marque du même nom, le lancement du T-Roc. Particularité de ce SUV dérivé de la Golf : se positionner entre les SUV urbains représentés par les best-sellers tricolores, le Peugeot 2008 et le Renault Captur et les SUV familiaux comme le Renault Kadjar, le Nissan Qashqai ou encore le Tiguan. Avec ses 2,534 m de long, le T-Roc, développé sur la plateforme MQB déjà utilisée notamment pour la Golf et le Tiguan, affiche quatre centimètres de moins qu’une Golf et 25 cm de moins que le Tiguan. La hauteur atteint 1,57 m, soit 12 cm de plus qu’une Golf et 10 cm de moins qu’un Tiguan, pour une largeur de 1,819 m.

Des dimensions qui placent le T-Roc au plus proche des Opel Mokka X, Toyota C-HR, Mini Countryman ou encore de son cousin allemand l’Audi Q2. Son empattement de 2,590 m permet au SUV d’afficher un volume de coffre respectable de 445 litres en deux roues motrices et fait donc mieux que ses rivaux précités, excepté face au Mini Countryman (450 l). Mais cet empattement ne confère pas au modèle le luxe de proposer cinq vraies places : à l’arrière, la place centrale, surélevée, s’avère trop inconfortable pour y accueillir un cinquième occupant.

Un modèle Volkswagen qui sort du lot

Difficile de trouver dans la gamme plutôt sage du constructeur allemand un modèle aussi rafraîchissant… Rafraîchissant par ses lignes, plus affûtées et audacieuses que les autres SUV de la gamme et, plus globalement, que les autres modèles Volkswagen. La ligne de toit empruntée au style des coupés, les porte-à-faux courts mais aussi la calandre massive en forme de V enveloppant les phares à double optique singularisent un modèle dont les lignes surprennent, tant le constructeur allemand nous avait habitués à ses produits aux lignes (trop) classiques.

Rafraîchissant également grâce aux nouvelles teintes proposées par le constructeur, une fantaisie inaugurée depuis peu par la nouvelle Polo. Volkswagen propose ainsi à son catalogue neuf teintes de caisse et quatre coloris intérieurs. Le SUV pourra se parer d’une option bi-ton avec une teinte différente pour le toit, les montants et les rétroviseurs, facturée entre 470 et 1 340 euros selon la couleur choisie. À l’intérieur, les occupants bénéficient d’une planche de bord en raccord avec la teinte extérieure, à condition d’opter pour pack design négocié à 1 200 euros. Gros bémol à bord cependant, l’utilisation de plastiques durs sur la planche de bord et les portières. Un choix pas vraiment en adéquation avec l’image acces premium que revendique pourtant la marque allemande.

Un mode de conduite dynamique

À bord, la position de conduite légèrement plus élevée que la Golf conforte l’impression d’un SUV urbain également à l’aise hors des sentiers battus, sans toutefois accomplir d’exploit pour ce modèle à la garde au sol de 16,1 cm. Il faut dire que les versions disponibles à l’essai ne pouvaient que renforcer cette impression de puissance. En diesel, la marque proposait uniquement le 2.0 l TDI de 150 ch associé la boîte DSG sept rapports, tandis qu’en essence, modèle choisi par la rédaction, le T-Roc était animé par le 190 ch associé à la même boîte.

Le modèle, servi par une transmission intégrale 4Motion, procure une conduite vive et sûre, quoiqu’un peu ferme en mode Sport. Le tout, pour une consommation relevée d’environ 9 l/100 km contre 6,8 l/100 km homologuée avec les jantes 19’’. À noter que notre modèle était doté du système d’amortissement piloté et de la direction dynamique progressive, une option tout de même facturée à 1 440 euros.

Une gamme de six motorisations

Au lancement, le T-Roc sera disponible avec quatre motorisations : à celles précitées s’ajoutent l’entrée de gamme essence, le TSI 1.0 l de 115 ch avec boîte manuelle six rapports, ainsi que le TSI 1.5 l de 150 ch toujours en boîte manuelle six vitesses qui devrait représenter le plus gros des ventes. En cours d’année prochaine, ce TSI 1.5 l de 150 ch pourra s’associer à une boîte DSG sept rapports. En diesel, l’année 2018 apportera son lot de nouveautés : l’entrée de gamme 1.6 l de 115 ch couplé à une boîte manuelle six rapports, le 2.0 l de 150 ch avec au choix la boîte manuelle six rapports ou la boîte DSG sept vitesses.

Enfin, le bloc diesel le plus puissant de 150 ch, doté de la boîte DSG, pourra se décliner en traction ou quatre roues motrices. La transmission intégrale 4Motion est d’ailleurs rendue disponible uniquement sur les blocs les plus puissants, le 2.0 de 190 ch en essence en le 2.0 TDI de 150 en diesel.

Une dotation initiale raisonnable

La gamme du T-Roc s’articule autour de quatre finitions (T-Roc, Lounge, Carat et Carat Exclusive) auxquelles s’ajoutent deux déclinaisons pour les flottes (T-Roc Business et Lounge Business). La dotation entrée de gamme comprend déjà un large panel d’équipements de confort et de sécurité à l’instar de l’assistant au maintien de trajectoire, du système de détection de fatigue du conducteur, du système de freinage automatique, du régulateur de vitesse adaptatif ou encore de l’allumage automatique des feux, du capteur de pluie avec essuie-glace automatique. Volkswagen fait cependant l’impasse sur la connectivité. Il faut atteindre la troisième finition (Carat) pour bénéficier du Car-Net App Connect, compatible avec Apple CarPlay, Google Android Auto et Mirror Link, tandis que la climatisation automatique apparaît lors du deuxième niveau de finition (Lounge).

En entrée de gamme, le T-Roc se négocie à 21 990 euros en essence. Un tarif inférieur d’environ 4 000 euros à celui du Q2 et logiquement supérieur d’environ 5 000 euros par rapport aux SUV compacts star du marché français (Captur, 2008). Tout aussi logiquement, le T-Roc présente une facture inférieure d’environ 4 000 euros par rapport aux Renault Kadjar et au Peugeot 3008. Son principal rival, le Mini Countryman, est quant à lui facturé à partir de 26 900 euros. En diesel, le prix du T-Roc n’a pas encore été dévoilé.

Cher SUV

Si le ticket d’entrée en essence semble plutôt séduisant vue la dotation initiale, les prix grimpent en revanche très vite à mesure que la cylindrée des moteurs s’étoffe. À titre d’exemple, notre version d’essai, l’essence 2.0 l de 190 ch, n’est proposé qu’à partir de la deuxième finition et facturé à partir de 33 220 euros. Un tarif auquel il faut ajouter un malus plutôt dissuasif compris entre 1 740 à 2 010 euros. En diesel, le T-Roc est pour le moment disponible à partir de 33 220 euros avec le 2.0 l de 150 ch et DSG 7 en finition Lounge. Le tarif en entrée de gamme en diesel devrait être dévoilé lors du deuxième trimestre 2018.

Au regard du niveau d’équipements et du prix, le T-Roc ne trouve finalement face à lui que peu de concurrents issus du monde du premium, dont le Mini Countryman ou encore, dans sa propre famille, l’Audi Q2. De quoi parvenir à remplir l’ambitieux objectif que s’est fixé Volkswagen d’en vendre 20 000 unités sur une année pleine en France, dont 30 % aux entreprises ? À voir.

L'info en continu

ByMycar veut se renforcer avec Ford 30 octobre 2017 par Alice THUOT Distribution VN Mitsubishi mise sur le web pour attirer en concession 30 octobre 2017 par Alice THUOT Distribution VN

- Voir tous les articles

Auto Infos à votre rythme :

Auto Infos, le mensuel

Abonnez-vous à Auto Infos pour recevoir chaque mois des analyses approfondies sur le marché de la vente et de l’après-vente automobile.

La newsletter quotidienne

Notre newsletter quotidienne est diffusée auprès des acteurs des filières vente et après-vente automobile tous les jours du lundi au vendredi à 18h00.
Inscrivez-vous, c’est gratuit !

Au quotidien : le fil RSS

Notre flux RSS vous permet de suivre l’actualité du secteur automobile en direct.
Si vous ne savez pas ce qu’est un flux RSS, vous pouvez en apprendre un petit peu plus ici.

Réseaux Sociaux, instantané

Si vous utilisez Twitter, nous vous invitons à nous suivre pour rester en contact avec l’actualité quelles que soient les circonstances.
Suivez-nous aussi sur Google plus, nos actualités y sont postés heure par heure.