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mercredi 3 février 2016

PSA et Norauto dressent le portrait des garages solidaires

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À travers leur étude « Enjeux et opportunités du secteur des garages solidaires en France » menée par le cabinet Eexist, les fondations PSA et Norauto ont voulu dresser un premier panorama du secteur des garages solidaires.

La vocation de ces garages : faciliter l’accès à l’automobile dans un contexte où 6 à 8 millions de Français font face à des difficultés financières pour répondre à leurs besoins de mobilité. Pour les personnes en précarité, le budget transport représente environ 10 % des dépenses mensuelles, soit le deuxième ou le troisième poste de dépenses. Ainsi, 72 % des moins de 60 ans et 57 % de plus de 60 ans en situation de précarité déclarent devoir limiter leurs déplacements pour des raisons budgétaires.

Des créations récentes

Avec cette étude, les fondations PSA et Norauto ont tout d’abord voulu poser une définition de ces garages. 30 des 62 garages qui ont répondu à la sollicitation du cabinet Eexist se sont définis comme des garages solidaires, chargés d’une double mission : d’une part, employer des personnels en insertion, d’autre part, offrir des services d’entretien et de réparation de véhicules à tarif solidaire, soit directement auprès de publics en difficulté, soit en soutien d’activité de vente, location ou autres services de mobilité qui leur sont destinés. Une majorité de ces garages (56 %) est située en zone urbaine et leur création est plutôt récente, alors que 36 % d’entre eux ont été créés après 2010, et un quart est en cours de lancement. Public visé par ces garages, des personnes en recherche d’emploi ou en phase d’insertion professionnelle, à 74 %. En conséquence, 83 % des garages travaillent avec des prescripteurs, à savoir, le CCAS, le Pôle emploi, les conseils généraux...) afin, d’une part, de légitimer leur activité et, d’autre part, de faciliter l’identification de publics ciblés.

450 personnes accompagnées en moyenne

Un garage accompagne en moyenne 450 personnes par un, sachant que l’écart type est important (entre 50 et 1 500 bénéficiaires). Dans le top trois des prestations proposées, l’entretien et la réparation de véhicules, à 94 %, la vente de véhicules à 69 % et, enfin, la location de véhicules à 46 %. L’activité entretien et réparation offre une réponse aux bénéficiaires en trois niveaux : des tarifs solidaires, entre 5 et 40 euros de l’heure contre 55 à 85 dans un garage classique, des conseils sur les pièces détachées pour les usagers qui viennent avec leurs propres pièces et enfin, de la formation et cours de mécanique.

L’activité de second plan, la vente de véhicules, propose des modèles en vente entre 2 000 et 3 000 euros. Cependant, si la demande est forte, l’offre reste insuffisante. Faute d’approvisionnent, 78 % des garages déclarent moins de 50 clients par an. Enfin, l’activité location, proposée par la moitié des garages et en cours de lancement pour 17 % d’entre eux, reste un service peu développé, avec dans deux tiers des cas, moins de 100 usagers concernés par an. Cette location, vise surtout des personnes en insertion professionnelle, qui peuvent louer pour 2 à 3 euros par jour un véhicule, souvent d’occasion. « La location est une étape intermédiaire qui leur permet de mettre de l’argent de côté pour acheter un véhicule, mas aussi d’apprendre à gérer un véhicule et son budget au quotidien », explique un directeur de garage.

Trouver un modèle économique sur la durée

Problématique de ces garages : trouver un modèle économique viable, à l’heure où seuls 35 % d’entre eux ont déclaré avoir trouvé un modèle économique durable. Une faible proportion due en partie au fait que 22 % des garages interrogés sont encore en phase de lancement et 43 % en cours développement. En revanche, 50 % des garages plus anciens, créés avant 2010, ont un modèle pérenne. Cette pérennité semble passer par la diversité des activités puisque deux tiers des garages qui offrent les trois services sont pérennes, même si la réparation et l’entretien génère, pour 63 % des garages, le plus gros du chiffre d’affaires. À contrario, la location solidaire est considérée peu lucrative, tandis que les garages jugent rentables les ventes de véhicules. À noter également que 9 % des garages n’ont aucun partenaire public et que 57 % n’ont pas de partenaire privé. Si le budget moyen est de 525 000 euros, trois quarts des garages dispose ainsi d’un budget inférieur à 400 000 euros.

Face à ces défis, 97 % des garages approuvent l’idée d’un réseau ou d’une fédération qui pourrait les aider à progresser et faire progresser le secteur.

Les garages solidaires en chiffres clés

  • 7 salariés en moyenne.
  • 9 bénévoles en moyenne.
  • 450 bénéficiaires en moyenne.
  • 85 % des garages ont recours à des contrats aidés ou d’insertion.
  • 44 % ont des agréments d’insertion.
  • 525 0000 euros de budget moyen.
  • 50 % la proportion de garages s’autofinancent.
  • 35 % des garages rentables.

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