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jeudi 17 septembre 2015

Maxime Picat, DG de Peugeot : « La poussée des marques chinoises en Chine se fait sur le segment des SUV »

par

Entretien avec Maxime Picat à l’occasion du salon de Francfort. Le directeur général de Peugeot évoque notamment les évolutions du marché en Chine et les bons résultats de la marque en Europe.

Auto Infos : Quelle est votre analyse de l’évolution des ventes en Chine ?

Maxime Picat : Le marché possède toujours un gros potentiel. Ne nous inquiétons pas ! Parmi les marques internationales qui, à fin août, progressent en Chine, il n’y en a pas beaucoup : Honda, Toyota, Mercedes et Peugeot. Donc c’est compliqué mais on s’en sort. En septembre, nous avons de nouveau progressé par rapport à l’année dernière. C’est plus compliqué pour un certain nombre de concurrents, donc je comprends que certains noircissent un peu le tableau... Pour notre part, à huit mois, nous sommes à 5 % de croissance dans ce pays.

A. I. : Ce ralentissement de l’économie chinoise est-il durable ?

M. P. : Je ne vois pas de raison honnêtement, il y a tellement de potentiel sur le marché avec un taux d’équipement toujours très faible. Nous ferons un bilan en fin d’année pour voir comment les choses évoluent. Mais je reste confiant. Concrètement, nous étions déjà dans le rouge en matière de production avec la 2008 qui était produite dans une usine purement Dongfeng car nous n’arrivions plus à suivre dans le cadre de la joint-venture.

A. I. : La baisse des prix en Chine a-t-elle également un impact ?

M. P. : Oui évidemment, cela affecte la rentabilité. Mais nous allons essayer de faire des économies pour rééquilibrer les choses. Typiquement, pendant ces périodes, les maillons un peu faibles du réseau qui ne vivaient que sur la croissance ont des difficultés.

A. I. : La poussée des marques chinoises est-il également un phénomène durable ?

M. P. : Il y a effectivement un double effet : outre le ralentissement du marché, les marques chinoises font une percée. Le taux d’hésitation entre les marques chinoises et occidentales ne cesse d’augmenter. Mais c’est un peu étonnant. J’ai remarqué que cette poussée se faisait sur le segment des SUV. Ce champ d’hésitation s’est ouvert entre un modèle chinois ou occidental. Il y a un progrès réel de la qualité de réalisation de ces véhicules chinois, quelques-uns commencent à avoir une bonne tête. J’ai découvert que ce phénomène touchait beaucoup les primo-accédants, c’est-à-dire les personnes qui n’avaient pas de voiture et sans culture automobile. En revanche, les renouvelants se tournent clairement vers les marques occidentales.

A. I. : Êtes-vous optimiste sur votre retour en Iran suite à la levée des sanctions internationales ?

M. P. : Les discussions sont compliquées. Sachant que nous sommes très motivés. Mais nous ne sommes pas là pour faire de la course au volume.

A. I. : Quid du marché russe ?

M. P. : Nous ne sommes pas encore à l’équilibre financier sur cette zone, c’est la dernière sur laquelle nous n’y sommes pas. Car je rappelle que nous avons réussi à le faire sur l’Amérique latine ce qui est une excellente performance. La Russie, c’est compliqué avec des volumes plus faibles. Nous restons là-bas dans l’attente de la sortie de crise.

A. I. : Paradoxalement, la bonne nouvelle pour Peugeot ne viendrait-elle pas de l’Europe ?

M. P. : Oui ! Quand l’Europe redémarre nous sommes contents même si stratégiquement nous avons besoin de poursuivre notre développement international. Nous sommes extrêmement performants en Europe notamment en Italie, aux Pays-Bas et au Portugal. Notre situation en Scandinavie (Danemark et Suède) s’améliore. Nous sommes plus en difficulté en Allemagne et en Angleterre. J’ajoute un début d’année compliqué en Espagne même si nous sommes en train de redresser la barre.

A. I. : En Allemagne, vous n’avez pas encore trouvé la clé ?

M. P. : C’est ça, je ne le dis pas autrement.

A. I. : Au niveau français, vos ventes progressent-elles sur tous les canaux ?

M. P. : Oui, le B to B est très performant. La pénétration des 308, 308 SW et 508 est excellente tandis que nos résultats à particuliers progressent aussi. On pourrait attendre mieux de nos ventes VUL. Ce qui a vraiment changé dans notre histoire : avant nous vendions autour d’un seul modèle alors qu’aujourd’hui nous avons la 208, 2008, 308, 3008 et les utilitaires. Ce sont cinq pilliers solides en matière de contribution à la marque.

A. I. : Dans un contexte d’année de transition, vos modèles ont-ils une meilleure durée de vie ?

M. P. : Nous avons tellement rythmé notre activité sur le marché que nous sommes dans une dynamique où la courbe de volume de la nouvelle 308 descend beaucoup moins vite que l’ancienne. La 208 est arrivée à mi-vie sans reculer en termes de volume et de prix.

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