Le mensuel du business automobile, vente et aprés-vente
Disponible sur App Store

Au sommaire de février 2017

Le monde l’auto : bilan et prévisions des constructeurs

  • Interview  : Marc Meurer, directeur d’Audi France
  • Portrait : David Tuchbant, président du groupe Identicar
  • Dossier après-vente : Top départ pour la pièce de réemploi
  • Coup de fil SAV : Pierre-Michel Erard, directeur après-vente France de Renault

Edito | Découvrir

S’abonner

jeudi 23 mars 2017

Marc Langenbrinck (Mercedes-Benz France) : « Pour nous, le zéro accident est l’essence même de la voiture autonome »

par

Entretien avec Marc Langenbrinck, président de Mercedes-Benz France, à l’occasion du salon de Genève.

Auto Infos : Quelle est votre impression sur l’édition 2017 du salon de Genève ?

Marc Langenbrinck : Cette édition rassemble de nombreux produits intéressants sur l’hybridation et de nouvelles technologies au niveau de la connexion et de l’autonomie. Mercedes est bien positionné dans ce domaine. Nous poursuivons nos innovations dans le déploiement de la connectivité, l’automonie, le service du partage et l’électricité. Sur ces quatre différentes technologies, nous avons installé une entité au sein de Daimler qui rassemble déjà 20 000 personnes dont la mission est de former une start-up dédiée. Nous continuons d’innover, par exemple, à travers une GT qui est une vraie hybride entre un moteur ultra-puissant et l’électrique. Nous poursuivons notre développement en matière de partage avec car2go pour les services de la mobilité. Au niveau de l’autonomie, nous avons montré notre savoir-faire avec le lancement de la nouvelle Classe E semi-autonome. C’est notre vision pour le zéro accident, ce qui pour nous est l’essence même de la voiture autonome.

A. I. : Privilégiez-vous les innovations à long terme plutôt que le court terme ?

M. L. : Ces développements et innovations font partie de notre image et de notre ADN. Nous sommes convaincus que ces technologies vont déterminer le futur de l’automobile. Nous n’oublions pas le court terme non plus. Nous avons beaucoup de nouveautés cette année. Mais c’est une obligation de continuer à rester visionnaire et d’avoir un cap qui va au-delà du trimestre prochain. Il faut concilier les deux. Pour cela, il faut avoir un réseau ultra-performant et qui joue le jeu avec les équipes de Stuttgart.

A. I. : Quelle est justement la rentabilité de votre réseau ?

M. L. : 2016 a été une année historique pour Mercedes-Benz France, tant en termes de volume que de part de marché et profitabilité du réseau. L’année dernière, nous étions à 2,5 % de rentabilité. J’en suis ravi car un réseau qui a une bonne rentabilité peut continuer à investir tout en restant fidèle. Début janvier, lors de notre convention nationale à Barcelone, j’ai rarement passé un aussi bon moment en partageant des convictions communes. Dans le futur, nous allons continuer sur cette dynamique. Lorsque nous avons mis en place notre plan en 2011, nous étions à 1,5 % de rentabilité. Nous avons donc gagné plus d’un point en cinq ans. Tous les groupes sont dans le positif cette année, sans exception. Il va falloir de nouveau investir dans les infrastructures électriques et immobilières.

A. I. : Comment imaginez-vous les points de vente demain ?

M. L. : Nous y réfléchissons ensemble. Les concessions grandioses ne sont plus dans l’air du temps. De la même manière, nous avons cédé nos filiales à Lyon et à Nice. Nous n’avons pas besoin de réaliser 25 % de nos ventes avec nos filiales. Aujourd’hui, nous sommes à 16 % avec la région parisienne et celle de Bordeaux.

A. I. : Suite à l’annonce de la vente de PGA, pensez-vous que la concentration des réseaux de distribution va s’accélérer ?

M. L. : Le client évolue et demande au réseau d’être proactif et investisseur sur plusieurs domaines. Il y a une transformation nécessaire des concessionnaires. Nous sommes dans une phase qui peut être décisive pour notre industrie. Je pense notamment à la digitalisation. Il est nécessaire de garder le même poids physique, tout en développant des modèles qui nous permettront de réagir à cette volonté du client de se renseigner à travers le Web et les réseaux sociaux. Tout ceci demande beaucoup d’investissements. La vente devient donc pluridisciplinaire ce qui demande une diversification des investissements. Ces coûts doivent être amortis.

A. I. : Est-ce plus onéreux d’investir dans le digital que de construire une concession cathédrale comme auparavant ?

M. L. : C’est plus compliqué. Pour construire une grande concession, il fallait un budget et y faire venir du public. Au niveau du digital, il faut maîtriser les canaux de communication, de vente et aussi les livraisons, la conciergerie. Tout cela appelle à la croissance et au volume pour l’amortir au niveau d’un groupe distribution. Ce qui explique la concentration des volumes. Pour amortir une distribution premium, un groupe devrait vendre désormais 1 500 voitures en moyenne. Il restera toujours des champions locaux avec 200, 300 ou 600 voitures mais pour rester majeur au niveau local, il faut vraiment être ancré dans la couche sociale de la zone de chalandise, avoir les meilleurs vendeurs et mécaniciens. Quand un de ces critères n’est pas présent, cela devient compliqué.

L'info en continu

Autodistribution s’étend à l’Italie 23 mars 2017 par Christophe CARIGNANO Après-vente Marc Meurer (Audi France) : « La rentabilité du réseau a progressé en 2016 (...) 23 mars 2017 par Christophe CARIGNANO Constructeurs

- Voir tous les articles

Auto Infos à votre rythme :

Auto Infos, le mensuel

Abonnez-vous à Auto Infos pour recevoir chaque mois des analyses approfondies sur le marché de la vente et de l’après-vente automobile.

La newsletter quotidienne

Notre newsletter quotidienne est diffusée auprès des acteurs des filières vente et après-vente automobile tous les jours du lundi au vendredi à 18h00.
Inscrivez-vous, c’est gratuit !

Au quotidien : le fil RSS

Notre flux RSS vous permet de suivre l’actualité du secteur automobile en direct.
Si vous ne savez pas ce qu’est un flux RSS, vous pouvez en apprendre un petit peu plus ici.

Réseaux Sociaux, instantané

Si vous utilisez Twitter, nous vous invitons à nous suivre pour rester en contact avec l’actualité quelles que soient les circonstances.
Suivez-nous aussi sur Google plus, nos actualités y sont postés heure par heure.