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mardi 28 juin 2016

Ma vie au Garac : David Roudergues, 32 ans, formateur en maintenance auto et véhicules de transport routier

par

Chaque semaine, un élève ou un apprenti du Garac témoigne de son parcours et de sa vie à l’école nationale des professions de l’automobile.

En sortant de 3e, je suis entré en 2000 au Garac pour effectuer en apprentissage un BEP-CAP, puis un bac pro et un BTS. Mon entreprise d’apprentissage, le groupe Marescal, en Picardie, m’a proposé de faire un CQP technicien électricien électronicien auto. Après mes six années d’apprentissage, j’ai acquis une expérience professionnelle supplémentaire pendant trois ans. Durant mes études, j’ai apprécié cette notion de transmission du savoir que mes maîtres d’apprentissage et mes formateurs ont su développer avec moi. Très rapidement, j’ai eu envie à mon tour de transmettre ce que l’on m’avait appris.

Lorsque j’ai appris que le Garac recherchait un formateur, j’ai décidé de franchir le pas. Être professeur, c’est un métier. Cela s’apprend. Il ne faut pas croire qu’il suffit de dire ce que l’on connaît. Heureusement, au Garac, les nouveaux enseignants sont préparés à la rencontre avec les élèves. On nous donne les règles pour cadrer les rapports avec les élèves. Les collègues expérimentés nous aident également. Mais il faut très vite se jeter à l’eau ! Le premier cours est fondamental pour sa carrière, pour les rapports avec les élèves. Cela reste malgré tout un saut dans le vide. Aujourd’hui, j’enseigne de la seconde à la terminale bac pro. On parle beaucoup des « jeunes ». En fait, j’ai en face de moi un public assez hétérogène : ceux qui sont très passionnés, ceux qui suivent le modèle familial, ceux qui se sont dit pourquoi pas ce métier. Donc, mon métier nécessite de s’adapter en permanence à chaque apprenti. Je dois individualiser mon enseignement : j’ai 30 jeunes différents, mais à mener au même endroit.

Heureusement, en apprentissage, il y a trois acteurs : l’apprenti, l’école et l’entreprise. Quand il est en entreprise, il apprend la vie réelle : travailler avec des collègues, répondre aux exigences des clients. En tant que formateur, je me suis fixé comme but de leur apprendre à aimer le travail bien fait. L’apprenti, quant à lui, doit s’engager à fond. C’est le seul moyen de réussir. C’est la synthèse de trois énergies : celle du jeune, celle du formateur, celle de l’entreprise. Mon objectif est de faire participer les jeunes à leurs cours et à des projets. Je les incite beaucoup à s’inscrire à des concours comme le Meilleur apprenti de France, les Olympiades des métiers, le Car mechanic junior. L’idée est que le jeune sache ce qu’il vaut, ce qu’il est capable de faire. J’ai mis en place un portfolio des compétences pendant leur première année. Cela va au-delà de la notion de diplôme. Je vise ainsi une mise en valeur du travail du jeune. C’est important aussi qu’il exprime ce qu’il est capable de faire, qu’il s’approprie ce savoir-faire.

Le suivi des jeunes en entreprise est également important. Au-delà des appels téléphoniques, nous visitons au minimum deux fois par an les maîtres d’apprentissage. Il faut construire un lien fort avec l’entreprise pour suivre l’évolution des apprentis.

J’ai commencé aussi à enseigner la maintenance de véhicules de transport routier. J’avais participé aux 24 Heures du Mans poids lourd et cela m’avait tout de suite passionné. Au moment d’intégrer le CFA, je me suis engagé à faire chaque année un stage en entreprise. C’est ainsi que j’ai fait un stage chez Volvo Trucks à Roissy et j’ai été vraiment séduit par toutes les nouvelles technologies que l’on y trouve. En fonction des besoins du Garac, j’interviens donc aussi en poids lourd. C’est pour moi un nouveau challenge. Je me forme grâce à des partenaires comme Iveco. Je reçois les conseils de mes collègues spécialistes du poids lourd. Pour nous, la fin de l’année scolaire est l’heure du bilan : ce qui a marché, ce qui a moins marché. Les vacances sont un moment propice pour mettre à jour nos cours. Au niveau de la forme : changer la façon d’animer, de mettre en scène l’apprentissage. Au niveau du contenu : les technologies, les produits n’arrêtent pas de bouger. Si on stagne, on perd le goût des choses. Mon métier est passionnant. Je trouve que transmettre est la plus belle des choses.

Garac : Ecole nationale des professions de l’automobile, 3 boulevard Gallieni 95100 Argenteuil. www.garac.com. Tél. : 01 34 34 37 44.

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