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mercredi 22 février 2017

Les professionnels réticents à l’usage des pièces de réemploi

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Une étude réalisée par Caréco et le magazine Décision Atelier montre que les professionnels de la réparation automobile restent peu informés sur l’obligation de proposer des pièces de réemploi. Et que la plupart des professionnels au fait de cette obligation demeurent réticents à son application.

En vigueur depuis le 1er janvier 2017, le décret qui oblige les professionnels de la réparation automobile à proposer à leurs clients des pièces de réemploi issues de l’économie circulaire n’a, pour le moment, pas réussi à les convaincre. Si deux tiers des automobilistes français ont entendu parler de ce décret et 87 % d’entre eux se sont déclarés favorables à l’utilisation de la pièce de réemploi, les réponses ont été nettement moins positives du côté des 200 garagistes et carrossiers interrogés dans le cadre de l’étude réalisée par Caréco, spécialiste du recyclage automobile et réseau de vente de pièces auto garanties, et Décision Atelier, magazine consacré aux services de l’après-vente automobile.

Une obligation économiquement non pertinente

Un professionnel sur quatre n’est pas informé de cette obligation légale ce qui n’empêche pas certains de proposer d’eux-mêmes des pièces de réemploi à leurs clients. C’est le cas de 73 % des professionnels interrogés. Ces pièces concernent ainsi d’ores et déjà 14 % des réparations. La pertinence de cette obligation est également contestée : si 68 % des professionnels ont estimé que l’utilisation de ces pièces de réemploi est une bonne initiative économique, en revanche, ils sont 52 % à penser qu’économiquement, le compte n’y est pas. Un professionnel sur deux a considéré que le décret ne représente aucun bénéfice pour son affaire.

Seuls 19 % pensent que le texte constitue une bonne opportunité de donner une image positive de leur atelier et 13 % d’accroître leur volume d’affaires. Les professionnels ont également mis l’accent sur les difficultés générées par l’application de ce décret avec, en premier écueil, l’investissement en temps trop important évoqué par 67 % des professionnels sondés, les problèmes de sécurité et d’assurance pour 65 % d’entre eux, l’allongement des délais de livraison (58 %) et enfin l’offre insuffisante (52 %).

Un levier pour augmenter les entrées ateliers

Si pour Fabio Crocco, rédacteur en chef du magazine Décision Atelier, ces pièces de réemploi constituent indéniablement un levier pour augmenter les entrées ateliers dans un contexte de vieillissement du parc et de baisse du pouvoir d’achat, l’obligation de leur utilisation pose cependant problème. « Systématiser leur usage [des pièces de réemploi] reste un problème pour les garagistes qui souhaitent garder le choix de composer avec ou sans. Ils craignent que cette obligation se traduise par le fait qu’on leur impose des fournisseurs et des tarifs, ce qui conduirait à une perte de rentabilité et de productivité, sans parler des éventuels problèmes de garantie et de sécurité », commente-il.

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