Le mensuel du business automobile, vente et aprés-vente
Disponible sur App Store

Au sommaire de novembre 2017

Monde de l’auto : le salon de Lyon mise sur les distributeurs régionaux

  • Interview : Lionel French-Keogh, directeur général de Hyundai France
  • Portrait : Carla Gohin, directrice de la recherche, de l’innovation et des technologies avancées du groupe PSA
  • Dossier après-vente : Equip Auto se replace au centre du jeu
  • Coup de fil SAV  : Olivier Jean-Jacques Lafont, président-directeur général d’Alliance Automotive Group

Edito | Découvrir

S’abonner

mardi 31 octobre 2017

Le marché européen de l’électrique très hétérogène

par

L’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) a publié de nouvelles données démontrant la corrélation entre l’adoption par les marchés des véhicules électriques, leur niveau de PIB et les incitations mises en place. Avec pour conséquence, une diffusion de la technologie électrique très hétérogène en Europe.

Selon les dernières données de l’ACEA, certes, le marché européen de l’électrique augmente progressivement, mais reste extrêmement hétérogène selon le niveau de PIB par personne d’un pays et les incitations que ce dernier met en place. Une hétérogénéité qui n’est pourtant pas forcément prise en compte par les politiques globales. Ainsi, l’ACEA montre qu’une part de marché des véhicules électriques supérieure à 1 % n’est atteinte que dans les pays d’Europe de l’Ouest avec un PIB par habitant supérieur à 30 000 euros.

En revanche, près de la moitié des États membres de l’Union européenne a une part de marché de 0,5 % au moins. Dans les pays où le PIB est inférieur à 17 000 euros, cette pénétration reste proche de zéro. Une situation observée chez les États membres de l’Union européenne situés en Europe centrale et orientale. « L’abordabilité est clairement un obstacle majeur », souligne l’ACEA.

La Norvège, une référence biaisée

L’ACEA illustre cette constatation avec le cas de la Norvège : « Beaucoup de gens considèrent le marché norvégien comme une référence. Mais tout comme son PIB de 64 000 euros par personne, soit plus de deux fois la moyenne de l’Union européenne, la part des véhicules électriques dans le parc total de 29 % est une exception en Europe. Personne ne parle de la Grèce, par exemple, où seulement 32 véhicules hybrides rechargeables ont été vendus l’an passé  », a souligné Erik Jonnart, secrétaire général de l’ACEA.

Deuxième fait relevé, les incitations à l’achat de véhicules électriques, et plus particulièrement les incitations financières, diffèrent considérablement en Europe. La part de marché de ces modèles n’est ainsi significative que dans les pays qui offrent des incitations importantes. En revanche, cinq États membres de l’union européenne n’offre aucune incitation.

Des politiques publiques à reconsidérer

Pour l’ACEA, ces constatations devraient modifier la façon dont les politiques publiques sont pensées. « Cela devrait être un appel au réveil pour les décideurs. Les futures mesures de décarbonisation devraient être élaborées au cas par cas plutôt que de supposer que tous les pays se trouvent dans la même situation que les marchés les plus avancés. » L’ACEA plaide ainsi pour une approche plus réaliste de l’électrification du parc automobile européen, et ceci juste avant que la Commission européenne ne publie ses propositions le 8 novembre. Parmi les pistes explorées : la mise en place d’un dispositif de crédits carbone qui récompensera les constructeurs dont la proportion de véhicules électriques dans leurs ventes globales est la plus importante.

« Même si tous les constructeurs élargissent leurs portefeuilles de modèles électriques, nous constatons malheureusement que la pénétration de ces véhicules reste très faible et hétérogène au sein de l’Union européenne. Les consommateurs à la recherche d’une alternative au diesel opteront souvent pour des véhicules à essence ou hybrides, mais ne sont pas massivement attirés par des véhicules électriques. En d’autres termes, le produit final seul – aussi bon soit-il — n’est pas suffisant pour créer une demande. Outre des incitations harmonisées et cohérentes pour stimuler les ventes, nous devons investir davantage dans les infrastructures de recharge et de ravitaillement dans tous les États membres de l’Union européenne, avant de pouvoir espérer que les consommateurs de toute l’Union européenne adopteront réellement ces véhicules alternatifs », conclut l’ACEA.

L'info en continu

Hausse des défaillances d’entreprises dans l’automobile 31 octobre 2017 par Alice THUOT Secteur Lada abandonne en France mais repart en Europe 31 octobre 2017 par Alice THUOT Constructeurs

- Voir tous les articles

Auto Infos à votre rythme :

Auto Infos, le mensuel

Abonnez-vous à Auto Infos pour recevoir chaque mois des analyses approfondies sur le marché de la vente et de l’après-vente automobile.

La newsletter quotidienne

Notre newsletter quotidienne est diffusée auprès des acteurs des filières vente et après-vente automobile tous les jours du lundi au vendredi à 18h00.
Inscrivez-vous, c’est gratuit !

Au quotidien : le fil RSS

Notre flux RSS vous permet de suivre l’actualité du secteur automobile en direct.
Si vous ne savez pas ce qu’est un flux RSS, vous pouvez en apprendre un petit peu plus ici.

Réseaux Sociaux, instantané

Si vous utilisez Twitter, nous vous invitons à nous suivre pour rester en contact avec l’actualité quelles que soient les circonstances.
Suivez-nous aussi sur Google plus, nos actualités y sont postés heure par heure.