Le joker de la compétence
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Les nouvelles du secteur automobile français sont moins mauvaises que celles qui nous viennent du reste de la planète européenne. En effet, les ventes de véhicules neufs ont reculé de 18,3 % sur l’ensemble du Vieux Continent au cours
du mois de février dernier, alors que celles qui ont été validées dans l’Hexagone n’ont fléchi que de 14,8 %. Voire de
seulement 13,1 % pour les voitures proprement dites…
Sans doute liée pour partie aux mesures fiscales et d’incitation gouvernementales, cette résistance se caractérise par une
bonne tenue du marché tricolore des particuliers. Elle s’est en outre agrémentée d’un rebond des prises de commandes
à la fin de l’année 2008 ainsi qu’au début de l’année 2009, même si les modèles qui intéressent les consommateurs
ne sont pas toujours ceux que peuvent livrer les constructeurs.
Mais, au final, les fondamentaux du business de la “bagnole” tiennent le coup dans notre pays. Par ailleurs, les établissements
financiers saluent les actions entreprises par les concessionnaires pour faire face à la crise. Cela s’est traduit par la réduction
du nombre des véhicules dormant sur leurs parcs et par la constitution de provisions au niveau de leurs bilans afin de tenir compte d’éventuelles dépréciations de leurs actifs.
Les mêmes estiment en outre que les entreprises de leurs apporteurs d’affaires restent convenablement capitalisées, et que nombre d’entre eux multiplient les mesures propres à dynamiser leurs structures de vente et de services.
Cerise sur le gâteau, force est de saluer la montée en ligne de distributeurs de nouvelle génération. Ces derniers ne se
limitent pas à pratiquer une gestion de haut de gamme, mais s’attachent aussi – avec brio – à accroître la qualité
des prestations assurées par leurs équipes. De quoi se rassurer sur la capacité des “pros” à soutenir l’attractivité
de la distribution “made in France”. Quand la tempête se lève, la compétence devient un joker en or massif.

