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mercredi 4 novembre 2015

Francfort 2015 : changer de logiciel ?

par

Kolossal ! Grossartig ! Ces qualificatifs, qui traduisent le gigantisme de la grand-messe européenne de l’automobile des années impaires, collent à la peau du salon de Francfort comme le sparadrap au doigt du capitaine Haddock.

Cette année encore, l’organisation de l’Internationale Automobilaustellung (IAA) annonçait plus de 200 premières mondiales, équipements et services inclus. En fait (déjà) une cinquantaine de nouveautés, concept-cars inclus, garnissaient des stands immenses. Que dire en effet de ces bâtiments entiers réservés à certaines marques allemandes ? Premier « pousse au crime » dans cette course au spectaculaire, Mercedes alignait encore ses gammes dans une cathédrale de trois étages. BMW s’enorgueillissait d’une piste d’essai de 400 mètres de long à l’intérieur même de son hall.

Non content d’investir la totalité du hall 1, le groupe Volkswagen édifiait en face un écrin temporaire pour sa marque premium Audi. Démonstration de force vous dis-je. L’automobile montre ses muscles, mais la tête dans les nuages, ne perd-elle pas de vue certaines réalités : l’énergie comptée (même avec un baril de brent à 50 dollars), la congestion des mégapoles et des Autobahns aussi (si, si !), une cohabitation obligée avec d’autres modes de transport moins émancipés (transports en commun) mais plus sécurisés, la santé des citadins…

Si l’automobile fait toujours recette de ce côté du Rhin, l’édition 2015 battant un nouveau record de fréquentation à 931 700 visiteurs (+ 6 %), nous pouvons quand même nous poser certaines questions sur l’événement que représentent ce type de manifestation et les messages qu’il lance à ses visiteurs.

Sur le contenu d’abord, avec une kyrielle de véhicules aux fiches caractéristiques d’un même niveau de démesure que celle du salon lui-même. 1 million d’euros pour le véhicule le plus cher, 1 250 ch pour le plus puissant … Mais ce qui pose question tient plutôt de la représentativité des consommateurs dans les gammes exposées par les constructeurs dits « grand public ». Les véhicules de plus de 150 ch et 200 km/h sont presque une norme dès le segment C. Avec la mode des SUV et la tendance premium (jusque chez Hyundai/KIA !), nous en oublierions presque le low-cost des Dacia qui, il y a peu, bouleversait l’offre dans les VN.

Sur les thèmes ensuite ; la vague bleue des véhicules électriques et hybrides ne s’est pas évaporée. Ces modèles se sont intégrés dans (presque) toutes les gammes au point de ne plus les remarquer qu’à leurs câbles et bornes de recharge. Mais l’impression donnée au visiteur était plus celle d’un léger ressac que d’un proche tsunami. La « Connected attitude » a également investi le moindre segment A ou B et les écrans tactiles tapissent leurs planches de bord. L’automobile ne ferait que combler le retard pris par rapport aux objets du quotidien, smartphones et autres tablettes. Que reste-t-il alors comme tendance que nous aurions manquée, abreuvés de reportages ou de publicités que nous sommes avant de pousser les portes de l’exposition ? Le véhicule autonome ? Il est aussi dans la rue avec ses assistances au Parking, ses détections de piétons … Mais, objectivement, ces assistances qui se multiplient et font des « Users Manuals » de véritables encyclopédies, sont certainement LA tendance la plus palpable sur cette édition 2015.

Inintéressant le salon de Francfort 2015 ? Non, bien sûr ! Puisqu’en un seul lieu vous embrassez une large représentation de la production... européenne ; les constructeurs américains et chinois, Volvo compris, n’ayant pas fait le déplacement. Business first ! Quand l’édition 2013 était plus entreprenante d’un point de vue environnemental, cette édition 2015 donne l’impression d’une pause avant, peut-être une édition 2017 plus proche des aspirations de consommateurs remettant en cause jusqu’à la nécessité de posséder SON véhicule, voire celle de passer son permis de conduire. Le changement de logiciel que j’appelle ne concerne pas le contrôle moteur d’un certain constructeur mais celui des organisateurs afin de nous proposer des expositions qui « collent » avec les réalités de l’évolution de nos sociétés et les motivations des jeunes générations. À trop embrasser mal étreint.

Pascal Chevalier (pascal-perso.chevalier@orange.fr) est membre de Team Auto

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