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mercredi 28 octobre 2015

Électronique, automobile et logiciel truqué...

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Au milieu des années 90, l’électronique accélère son entrée dans le monde de l’automobile. La première génération de calculateur d’injection pour les moteurs à essence vient d’être lancée en production pendant que les équipes développent déjà la génération suivante, celle du « papillon motorisé » de la 607 où, pour la première fois, le conducteur ne contrôle plus en direct, l’accélération et décélération de sa voiture, l’électronique le fait pour lui.

En parallèle, les ingénieurs mettent au point le premier calculateur d’injection pour un moteur diesel common-rail : le système est présenté au public sur une voiture Alfa Romeo et le monde de l’automobile applaudit cette innovation. Le brevet passe d’un équipementier à un autre et, deux ans et demi après, il est lancé en série sur des modèles de plusieurs constructeurs. Il est inutile de souligner le formidable pas en avant obtenu sur les performances des nouveaux moteurs grâce à cette technologie !

Mais qu’est ce qui se cache dans le boîtier d’un produit tellement complexe qu’est le calculateur d’injection ? En voulant utiliser une terminologie simple pour rendre le sujet accessible à tous (mes collègues ingénieurs me pardonneront, au moins je l’espère…), nous pouvons dire que dans le « packaging » mécanique il y a : une carte électronique avec un microprocesseur dédié à ce type d’applications ; d’autres composants électroniques qui implémentent des fonctionnalités spécifiques ; plusieurs périphériques (gardez bien en tête ce nom) pour recevoir des signaux d’entrée provenant des capteurs et envoyer des signaux de sortie pour contrôler, à travers des actuateurs, plusieurs composants électromécaniques ; et une ou plusieurs connexions aux réseaux de communication avec les autres organes intelligents de la voiture. Le tout, contrôlé par un logiciel de plus en plus important et complexe qui permet, une fois que les ingénieurs auront introduit les paramètres les mieux adaptés à un certain type de moteur, d’obtenir les meilleures performances et minimiser la consommation. Et, donc, la pollution !

La fameuse « valise » que votre garagiste connecte au calculateur de votre voiture prend le contrôle de ces paramètres : pour les lire, les vérifier, les corriger ou les modifier. On entend parler souvent des systèmes (pas toujours légaux) qui peuvent accéder au calculateur pour en modifier les paramètres : une telle modification change les performances du moteur, mais la voiture ne respecte plus les conditions dans lesquelles elle a été homologuée. À ne pas oublier ! Dans les compétitions automobiles, c’est à travers ce « paramétrage » qu’on arrive à optimiser les performances par rapport au circuit et au style de conduite du pilote. Comme la valise, d’autres systèmes sont utilisés pour mesurer certains paramètres du moteur : les taux des vapeurs toxiques par exemple. Pour ce faire, il est nécessaire d’établir une connexion avec l’électronique de la voiture : cela se fait à travers les périphériques dont nous avons parlé. Bien évidemment cette « présence » est détectée par le calculateur, de manière à ce qu’il puisse communiquer toute une série d’informations liées au fonctionnement normal du moteur.

Tout le fonctionnement du calculateur est basé sur des algorithmes complexes, fruit des études et de l’expérience que les équipementiers et les constructeurs ont développé dans les dernières décennies. Et c’est grâce à ce système que, aujourd’hui, nos voitures peuvent atteindre de telles performances tout en réduisant les niveaux de consommation et de pollution. La compétence et le professionnalisme de ces ingénieurs nous permettent de profiter de ces améliorations significatives.

Sauf quand, malgré les efforts fournis, on n’arrive pas à atteindre les résultats espérés. Alors, la tentation d’avoir recours à la solution de simplicité peut être forte, surtout lorsqu’on risque de perdre des milliards d’euros : « il suffit » de changer le logiciel afin qu’il fournisse des données « différentes ». L’opération techniquement est relativement simple, mais l’impact social et économique, c’est une tout autre histoire.

G. Nicola Staiano (nstaiano@yahoo.com) est membre de Team Auto.

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