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lundi 13 février 2017

Des coûts de détention d’un véhicule très disparates en Europe

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LeasePlan CarCost Index révèle que les coûts totaux d’utilisation d’une voiture varient largement en Europe, principalement à cause des taxes et de la dépréciation

Posséder une voiture coûte deux fois plus cher en Norvège qu’en Hongrie... Cet exemple est tiré de l’étude CarCost Index 2016 réalisée par le spécialiste de la LLD Leaseplan. Pour rappel, LeasePlan CarCost Index fait partie intégrante de l’étude MobilityMonitor et présente une vue d’ensemble des coûts d’achat et d’utilisation du véhicule dans 24 pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Slovaquie, Suède, Suisse et Turquie.

Plus cher en Norvège, moins cher en Hongrie

D’après cette étude, avec 708 euros par mois, la Norvège est le pays où conduire une voiture essence coûte le plus cher, alors que la Hongrie est le moins cher avec 364 euros par mois. Avec 695 euros par mois, les propriétaires de voitures diesel aux Pays-Bas paient le plus cher l’utilisation de leur voiture, alors que les Hongrois paient 369 euros pour la même utilisation.

490 euros par mois : le coût de détention moyen en France

En France, le coût de détention moyen est de 490 euros par mois. Le diesel restant moins onéreux à 476 euros contre 505 euros pour l’essence, principalement en raison de l’écart des coûts liés au carburant. À noter que le coût moyen d’une voiture peut varier de 344 euros par mois entre les pays les plus chers et les moins chers des 24 pays européens étudiés. Les coûts de dépréciation (37 %) sont les dépenses les plus fortes liées à la possession de voiture en Europe, suivis par les taxes et la TVA (20 %).

L’enquête LeasePlan CarCost Index révèle par ailleurs que les coûts moyens totaux d’usage d’une voiture issue des segments B et C, telles que la Renault Clio, l’Opel Corsa, la Volkswagen Golf ou encore la Ford Focus, varient largement en Europe, principalement à cause des taxes et de la dépréciation. L’étude compare les facteurs de coûts les plus importants, comme le prix d’achat, la dépréciation, les coûts de réparation et de maintenance, d’assurance, les taxes et les dépenses de carburant, en incluant les pneus hiver lorsqu’ils sont légalement obligatoires. Cette analyse est basée sur les coûts opérationnels des trois premières années et sur un kilométrage annuel de 20 000 kilomètres.

L’écart européen : des différences régionales

En Europe, le coût moyen d’utilisation d’une voiture des segments B et C peut varier de 344 euros par mois. Le top 3 des pays où conduire une voiture essence coûte le plus cher est la Norvège (708 euros), l’Italie (678 euros) et le Danemark (673 euros). Pour les voitures diesel, le trio de pays les plus chers est constitué des Pays-Bas (695 euros), de la Finlande (684 euros) et de la Norvège (681 euros). Il faut noter que, dans les pays d’Europe de l’Est comme la Hongrie, la République tchèque et la Roumanie, les coûts d’utilisation d’une voiture essence et diesel sont significativement moindres, à partir de 369 euros par mois.

Les propriétaires de voiture ont peu d’influence sur les coûts

Les coûts de dépréciation sont les principaux contributeurs au coût total de possession automobile. En Europe, la moyenne des coûts de dépréciation pèse pour 37 % du coût total sur les segments étudiés. En Hongrie, le faible coût global est principalement dû au prix d’achat plus faible que la moyenne, ce qui affecte positivement la dépréciation. Les taxes de mise à la route et la TVA comptent pour 20 %, tandis que le carburant contribue à hauteur de 16 % du coût total mensuel d’une voiture. Cela signifie que les automobilistes ont relativement peu d’influence sur les coûts puisque 84 % des dépenses sont fixes.

Le diesel coûte plus cher dans six pays européens

Dans 6 des 24 pays européens étudiés, conduire une voiture diesel coûte plus cher que conduire une voiture essence. Bien que le prix du diesel à la pompe soit moins cher que celui de l’essence, d’autres facteurs tels que les taxes - plus élevées, l’assurance ou les coûts d’entretien expliquent un coût global supérieur des véhicules diesel dans certains pays.

La fiscalité environnementale joue un rôle

L’étude montre aussi qu’il y a une forte corrélation entre le coût global moyen d’usage d’une voiture, quel que soit son carburant, et les taxes élevées dans les pays les plus chers (Italie, pays nordiques et Pays-Bas) comme, à l’inverse, dans les pays où les taxes sont les plus basses (Hongrie, République tchèque et Roumanie). L’influence de mouvements écologiques puissants sur la législation environnementale peut expliquer ce phénomène dans les pays aux coûts les plus élevés. Par exemple, aux Pays-Bas, la taxe routière et la TVA pour un véhicule diesel peuvent accroître son coût global de 31 %. Enfin, en ce qui concerne les voitures essence, la Norvège est le pays numéro 1 des taxes, celles-ci pouvant représenter jusqu’à 29 % du coût total.

« La dépréciation et le manque de contrôle des coûts du véhicule sont deux facteurs qui soulèvent des questions sur l’intérêt économique de posséder une voiture, alors que de nos jours le leasing et d’autres alternatives de mobilité sont accessibles à tous, explique Tex Gunning, CEO de LeasePlan. Nous recommandons aux personnes à la recherche de véhicule et aux gestionnaires de flottes de réfléchir au moment de choisir d’acheter un véhicule neuf ou d’occasion. Nous leur conseillons d’envisager le leasing ou de regarder du côté des solutions de mobilité comme le véhicule partagé, qui est à la fois plus léger pour le portefeuille et meilleur pour l’environnement. »

Une dépréciation maîtrisée en France malgré les assurances

Avec des valeurs très proches des moyennes européennes sur la majorité des critères, la France creuse sa différence à la baisse en matière de dépréciation et ce par rapport à la moyenne des pays étudiés. Quel que soit le carburant, ce coût présente un écart de 14 euros mensuels en dessous de la moyenne. La dépréciation des véhicules essence est valorisée à 168 euros quand celle des véhicules diesel s’élève à 183 euros. À l’inverse et dans une moindre mesure, l’assurance des véhicules en France est le seul facteur de coûts qui présente une valeur très légèrement au-dessus de la moyenne, avec 70 euros mensuels contre une moyenne de 66 euros.

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