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vendredi 1er décembre 2017

Dacia Duster II : le haut de gamme du low-cost

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Le Dacia Duster revient dans une seconde génération et peaufine ses arguments. Avec, à la clé, un gain en termes d’esthétisme, d’équipements et d’agrément de conduite. Et ce, sans relever son prix de base de 11 990 euros.

Depuis son lancement en févier 2010, le Duster s’est écoulé à plus de 270 000 exemplaires en France, 1,1 million à travers le monde. Ce qui en fait le deuxième modèle le plus vendu de Dacia, avec des ventes qui, au fil des années, ne se sont quasiment pas érodées, dynamisées par un restylage à mi-parcours en 2013. « Renouveler le Duster n’était pas un défi facile, car le véhicule a rencontré un fort succès avec un design qui plaisait déjà, confie-t-on chez Dacia. Tout l’enjeu était de renouveler le modèle sans en trahir l’ADN ». Dans cet exercice périlleux, la marque a ainsi préféré jouer la sécurité côté esthétique, avec des changements peu nombreux, mais pourtant perceptibles. Et font gagner davantage de caractère et de modernité au SUV.

Un SUV plus robuste

À l’extérieur, la face avant se caractérise par une ceinture de caisse rehaussée, un capot sculpté et une calandre étirée dans laquelle se logent aux extrémités les feux avant à LED, dont la signature lumineuse, répartie en trois étages, a été redessinée. Les feux arrière ont bénéficié du même traitement pour adopter des optiques carrés qui ne sont pas sans rappeler ceux de Jeep. Toujours à l’arrière, Dacia a opté pour un design désormais plus horizontal avec des skis plus présents. Sur les flancs du véhicule apparaissent des protections latérales appelées chez Dacia « enjoliveurs d’ailes » et qui intègrent les répétiteurs clignotants. On peut aimer, ou pas, l’ajout de cette pièce qui vient scinder le véhicule en deux.

Autant d’évolutions qui donnent l’impression que le SUV a gagné quelques centimètres en largeur, alors qu’il n’en est finalement rien : cette seconde mouture, garde en réalité exactement les mêmes dimensions que sa devancière à 4,34 mètres de longueur. Bémol, la capacité du coffre diminue pourtant de 30 l pour atteindre 445 l en 4*2 et 411 l en version 4x4. Siège arrière rabattus, cette capacité atteint tout de même 1 478 l.

Un intérieur plus qualitatif

Mais c’est bien à l’intérieur que les changements sont bien les plus impressionnants. Car, à n’en pas douter, le Duster II gagne bien en qualité avec un vrai travail tout d’abord sur l’ergonomie de la planche de bord, en forme de S. Plusieurs défauts ont ainsi été corrigés : l’écran tactile, placé bien trop bas dans la première version du SUV, remonte de 7,4 cm et s’oriente davantage vers un conducteur qui n’aura plus à se contorsionner pour y accéder.

Le SUV se paie même le luxe d’adopter des éléments qui rappellent la planche de bord de certains véhicules milieu de gamme généralistes à l’instar des trois buses de la climatisation automatique, cerclées de chrome selon les finitions, mais aussi de la barrette piano abritant les principales fonctions du véhicule. Autre évolution majeure, le choix des matériaux pour la planche de bord. Bien sûr, il s’agit toujours de plastiques durs, mais plus mats et au grain plus raffiné.

Des motorisations bien calibrées

Côté motorisations, le SUV reste sur ses acquis en proposant les blocs essences quatre cylindres 1.6 de 115 ch et 1.2 de 125 ch, tous deux disponibles en version 4*4 mais uniquement en boîte manuelle. L’offre diesel est composée du 1.5 l décliné en 90 et 110 ch. Ce dernier seulement est disponible en 4*4 et bénéficie aussi de la boîte automatique six rapports pour la version 4*2. Sans oublier, bien sûr, la version GPL.

Notre version d’essai, l’essence de 125 ch avec boîte manuelle six rapports, a largement suffi à entraîner le Duster sur les routes parfois sinueuses de la Grèce avec une consommation maîtrisée d’environ 7 l/100 km. La nouvelle direction assistée électrique s’est révélée très, voire légèrement trop directe pour ce véhicule qui bénéficie toutefois d’un excellent amortissement même sur les tracés accidentés. À bord, le silence est apprécié : le Duster dans sa nouvelle version dispose de matériaux insonorisants plus efficaces et de vitres plus épaisses. Le conducteur et ses passagers se retrouvent bien assis sur des sièges redessinés et qui bénéficient d’une mousse plus dense.

Une finition Prestige à l’honneur

Le SUV est décliné en quatre niveaux de finition Duster, Essentiel, Confort et enfin, la finition haut de gamme Prestige, qui pèse pour environ deux tiers des ventes. Dès le premier niveau de finition, le Duster intègre un certain nombre d’équipements tels que six airbags frontaux, l’allumage automatique des feux de croisement, le limiteur de vitesse, mais aussi l’ABS, l’assistance au freinage d’urgence, le contrôle électronique de la stabilité et l’aide au démarrage en côte. La finition Essentielle ajoute le système de contrôle en descente sur les versions 4x4, la banquette arrière avec dossier rabattable et fractionnable 1/3 - 2/3, la climatisation manuelle ainsi que le volant réglable en hauteur et profondeur.

La finition cœur de gamme Confort dispose des projecteurs antibrouillard, du radar de recul, d’une prise de 12V, du régulateur/limiteur de vitesse, des rétroviseurs extérieurs dégivrants à réglage électrique mais aussi d’une multitude d’éléments esthétiques additionnels. En ne proposant la climatisation automatique qu’à partir de la finition Prestige, pas de doute que cette dernière continuera de représenter allègrement plus de 60 % des ventes en France.

Toujours pas de concurrent déclaré

En conclusion : le Duster II gagne en termes d’esthétisme, d’équipements et d’agrément de conduite. Et ce, sans relever son prix de base de 11 990 euros et 14 000 euros en diesel 90 ch. La finition Prestige, la préférée des acheteurs, voit son prix augmenter de 500 euros mais dispose d’équipements supplémentaires d’une valeur de 700 euros. Le tout, pour un ticket d’entrée de 17 750 euros en essence en TCe 125 ch et 18 650 euros en 110 ch.

Dans ce contexte, le Duster, qui se positionne pourtant sur le segment très disputé des SUV de segment C, ne rencontre, de par son positionnement prix, aucun concurrent. Et c’est bien là la philosophie de Dacia : s’imposer comme une marque alternative à ses concurrents qui proposent toujours plus, mais toujours plus cher.

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