mardi 9 mars 2010
Carlos Ghosn : « Un véhicule électrique ne doit pas coûter plus cher à l’achat et à l’usage qu’un véhicule thermique équivalent »
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À l’occasion des Grands Entretiens de Dauphine organisés par l’université en partenariat avec le MBA Dauphine, la fondation Renault ou encore le cabinet Deloitte & Associés, le PDG de Renault-Nissan s’est adressé, mardi 9 mars, aux étudiants de l’Université sur le thème « Le véhicule zéro émission : vers un nouvel écosystème durable ».
une vraie voiture
Après avoir réitéré la volonté de l’Alliance de s’imposer sur le segment du véhicule électrique avec la commercialisation dès 2012 d’au moins un véhicule 100 % non polluant par marque (Renault et Nissan), Carlos Ghosn a rappelé que « le véhicule zéro émission, ainsi que le business model du véhicule électrique, sont considérés comme une rupture indispensable face aux enjeux climatiques et pour diminuer la facture pétrolière des pays » ; que « la voiture électrique est une vraie voiture en performance et en prix » ; que « la batterie n’est plus considérée comme une pièce du véhicule, mais comme la source d’énergie, au même titre que le carburant dans le réservoir » ; assurant une fois de plus que « pour pouvoir devenir un moyen de transport de masse, un véhicule électrique ne doit pas coûter plus cher à l’achat et à l’usage qu’un véhicule thermique équivalent » (ndlr : dans ce dessein, le patron qui investit chaque année 1 milliard d’euros en recherches sur les énergies propres espère une incitation fiscale des pouvoirs publics de 5 000 euros). Mais encore que « l’écosystème du véhicule électrique comprend la conception et la vente du véhicule, la fabrication de la batterie, sans oublier le rôle central des États dans la mise en place des infrastructures et l’aide à l’achat », qu’ « au bout de la chaîne se trouvent les opérateurs en charge de la location, de la réutilisation et du recyclage des batteries, et les opérateurs de mobilité offrant des services d’auto-partage ».
Le véhicule Z.E. représenterait 10 % du marché en 2020
Alors que son homologue national chez PSA, Philippe Varin, situe la part de marché de la voiture électrique entre 5 et 10 %* à l’horizon 2020 et que le groupe Volkswagen ne la voit pas dépasser 1,5 %*, Carlos Ghosn a estimé de nouveau, hier, que le marché potentiel du véhicule zéro émission pourrait s’élever à 10 % du marché automobile à cette échéance.
* Enquête BearingPoint.


